2006

Numéro 13 – Juin 2006

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Le Mot du Président

Amis piétons bonjour!

Connaissez-vous le printemps des piétons?
C’est le moment où le soleil revient, et nous redonne envie de faire de belles ballades à pied et de flâner en ville.
En ce moment le chantier du tram a repris, et il faut que nous soyons très vigilants sur les travaux. Par exemple avenue Jean Jaurès où il y aura risque de conflit entre les piétons et les cyclistes vu la largeur du trottoir mixte.
Je lance un appel aux élus : le tram c’est bien, beaucoup de piétons le prennent, mais il faut qu’ils puissent y accéder en marchant en toute sécurité. Les travaux sur la place de la Gare : pareil, soyons très attentifs, également pour le passage Wodli modifié. Et de plus l’escalier d’accès au quai nord de la gare qui va être supprimé : pourquoi ?
Pour terminer sur une note gaie, marchons sous le soleil.
Avec mes meilleures salutations piétonnes à toutes et à tous.

Michel DERCHÉ

La journée de la courtoisie au volant

Être courtois se dit généralement d’une personne qui se conduit avec une politesse distinguée et une parfaite correction voilà la définition du dictionnaire de la langue française.
Malheureusement ce n’est pas toujours le cas dans la rue et sur la route.
C’est pourquoi depuis 6 ans l’association française de prévention des comportements au volant organise chaque année, à la veille du grand week-end de Pâques, la journée nationale de la courtoisie au volant.
L’association Piétons 67 était ce jeudi 13 avril sur le terrain pour distribuer aux conductrices et aux conducteurs un tract rédigé avec les deux associations C.A.D.R. 67 et « Handicap : agissons ensemble », pour que le plus fort respecte le plus faible.
Le soleil n’était pas de la partie, mais l’action s’est bien déroulée, avec quelques échanges verbaux, et le plus souvent un sourire courtois.
De plus, nous avons distribué le petit livret intitulé « charte de la courtoisie au volant ».
Est-ce que cette journée fait baisser les nombreuses incivilités au volant ? Espérons-le. Il faudrait également, à notre avis, que la Police soit plus sévère, donc verbalise plus souvent. Rendez vous l’année prochaine pour une nouvelle journée de la courtoisie au volant.

Michel DERCHE

Déjeuners-débats avec les élus

9 mars 2006

Restaurant de l’Ancienne Douane : Madame le Maire, Monsieur le Président de la C.U.S., Madame l’Adjointe du quartier Centre Ville et les « forces vives » du quartier dont le président de l’association Piétons 67 participent à un déjeuner de travail.
Votre Président est la première personne à prendre la parole, et jeter de l’huile sur le feu, en demandant la piétonisation de la place du Château. Qu’elle est belle ma cathédrale avec ses tours médiévales, mais elle serait encore plus belle sans la pollution automobile. Les commerçants seront difficiles à convaincre, mais il faudra un jour ou l’autre qu’ils disent : autos stop. Surtout que les parkings de proximité existent : Gutenberg, Austerlitz, Bateliers. Donc il faut sérieusement réfléchir sur le sujet. J’en reviens toujours à préconiser une piétonisation par étapes pour que la pilule passe mieux.
Alors osons, et notre belle cathédrale nous dira merci.
Voir article des DNA ci-dessous

Michel DERCHÉ

30 mai 2006

Grande salle du Foyer protestant du Lazaret à Neudorf : là aussi, Madame le Maire, Monsieur le Président de la C.U.S., Madame l’Adjointe du quartier de Neudorf et les « forces vives » du quartier dont le secrétaire de l’association Piétons 67 participent à un déjeuner de travail.
Votre secrétaire aborde le sujet du déplacement des piétons devant la nouvelle Cité de la Musique et de la Danse (alias Conservatoire), sur la place de l’Étoile. La toute nouvelle piste cyclable le long des bureaux provisoires du chantier voisin prend toute la place : les piétons sont superbement ignorés. De plus, les bancs et les arceaux à vélo devant cette Cité gênent aussi la progression des piétons et des personnes à mobilité réduites.
Il a été (à nouveau) demandé que « Piétons 67 » soit associé aux services compétents de la C.U.S. pour qu’un cheminement correct des piétons soit décidé puis réalisé dans ce secteur.

Gilles HUGUET

Article paru dans les DNA du 28 mai 2006

Place du Château Vitraux en danger (suite)
L’association « Piétons 67 » réagit aux propos de Jean-Claude Martzolff (DNA du 14 mai) au sujet de l’état des vitraux de la cathédrale et de la pollution automobile sur la place du Château, à Strasbourg.
« M. Martzolff cite les «quelques véhicules qui stationnent sur la place du Château ». Non, ce sont des centaines, parfois des milliers de véhicules qui, tous les jours — depuis que l’automobile existe —, tournent autour de cette place à la recherche d’une place de stationnement, qui polluent effectivement les lieux, et donc le grès et les vitraux de la cathédrale (en stationnant également sur le large trottoir au pied de la cathédrale, ce qui est interdit… et quasiment jamais verbalisé).
Il est temps de rendre cette place aux piétons, ce qui aurait dû être fait en même temps que la place de la Cathédrale et la rue Mercière, il y a plusieurs dizaines d’années. Le stationnement des véhicules sur cette place prestigieuse est totalement anachronique. »

Les conflits piétons-cyclistes à leur summum !

Les conflits piétons cyclistes de plus en plus nombreux à Strasbourg résultent de la politique de la ville qui consiste à avoir admis les cyclistes, dans un premier temps dans les zones piétonnes, et dans un deuxième temps sur de nombreux trottoirs sur lesquels la délimitation entre la piste cyclable et la partie réservée aux piétons est telle qu’elle laisse souvent — pas toujours heureusement — un espace réduit aux piétons et un espace plus confortable aux cyclistes, par exemple au début de l’avenue Jean Jaurès à Neudorf, objet de l’article paru à notre initiative dans les DNA le 2 avril dernier.
Les piétons et les cyclistes se déplaçant à des vitesses bien différentes et étant ainsi appelés à se « frôler » ne peuvent que se gêner mutuellement : il en résulte de fréquents conflits qui présentent un danger manifeste pour les usagers les plus faibles que sont les piétons.

Un troisième type de conflit piétons – cyclistes est en train de voir le jour. La ville entend expérimenter des pistes cyclables sur trottoirs qui aux abords des carrefours ne sont plus matérialisées : les piétons et les cyclistes s’y partageront alors les trottoirs sans aucune délimitation. Cette mesure, qui nous a été annoncée lors d’une cellule technique de sécurité routière de la C.U.S. sans aucune concertation préalable avec « Piétons 67 » et le C.A.D.R. 67 (l’association des cyclistes), va sans doute déplaire aux piétons qui risquent encore d’en être les premières victimes : si une telle mesure est peut-être acceptable là où les piétons sont en nombre réduit, il n’en sera pas de même là où ils seront nombreux, par exemple près des écoles aux heures de rentrée et de sortie des classes. Il suffit d’aller voir l’aménagement en cours de réalisation sur l’avenue Jean Jaurès devant les écoles de la Musau à Neudorf pour s’en rendre compte : le carrefour de cette avenue avec la rue Saint-Aloïse étant désormais équipé de feux, et la piste cyclable se terminant de façon brutale avant ceux-ci, les cyclistes rentreront en conflit sur le trottoir avec les enfants (et les parents) attendant le feu rouge pour traverser l’avenue, alors qu’ils devraient rejoindre la chaussée avant le carrefour pour profiter du feu vert. Cette mesure n’est donc manifestement pas valable à l’approche des carrefours à feux (elle pourrait être rectifiée très prochainement). La revue suisse « Rue de l’Avenir » parue très récemment aborde cette problématique sous le titre « Partage des trottoirs avec les vélos : problèmes et solutions ». On y lit :
« L’autorisation des vélos sur les trottoirs passe par une démarche en quatre étapes:

  • évaluation des dangers encourus par les cyclistes dans le trafic motorisé
  • évaluation des conflits sur le trottoir
  • détermination des mesures d’accompagnement
  • mise en place des mesures d’accompagnement »

Cette analyse très poussée n’a manifestement pas été entreprise par la municipalité strasbourgeoise. En fait, cette dernière veut de plus en plus « mettre les vélos sur les trottoirs » pour laisser le maximum de place aux voitures, par exemple 2 x 2 voies sur l’avenue Jean Jaurès avec le tramway au milieu, alors que le chantier du tramway était évidemment l’occasion de réduire les chaussées de cette avenue à 2 x 1 voie.
On connaît les suites données à la démarche sur « la place de la voiture en ville » qui n’amènent rien de nouveau pour les piétons. Nous, « Piétons 67 », nous demandons que « la place des piétons en ville» ne soit pas réduite à court terme à peau de chagrin : cela en prend en effet le chemin …

Gilles HUGUET

DERNIÈRE MINUTE

Nous avons demandé à Madame le Maire de la Ville de Strasbourg l’étude et la mise en place d’un « plan piéton ».

L’association nationale « la Rue de l’Avenir» vient de publier une petite brochure intitulée « la Rue dans le Code de la Route ».

Le Ministère des Transports vient de constituer un groupe de travail chargé de mettre au point un « Code de la Rue », comme il en existe un en Belgique. Il s’est réuni pour la première fois le 19 mai dernier.

BREF … ÇA BOUGE

Numéro 14 – Décembre 2006

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La caravane de la sécurité routière dans la C.U.S. du 5 au 24 octobre

Cette année il y a eu un grand changement : au lieu d’une semaine sous un chapiteau sur la place Kléber à Strasbourg, ce sont des journées qui ont été organisées dans différentes communes de la Communauté Urbaine de Strasbourg.
Le démarrage a eu lieu à Strasbourg, à l’Esplanade, sur le Campus universitaire, dans les locaux de l’Université Robert Schumann, place d’Athènes, le jeudi 5 octobre.
Depuis quelques temps c’est le « Petit Prudent » qui anime ces journées, la vedette c’est lui pour toutes et tous. Notre association y était présente avec d’autres comme les Polices municipale et nationale, la Gendarmerie, le SIRAC, les motards en colère, le C.A.D.R., la Ligue contre la Violence routière, etc. … La C.T.S. y participait également avec la présence d’un bus à gaz sur le parking, avec le « Petit Prudent » collé sur les vitres.
C’est Madame le Maire, accompagnée de Monsieur le Préfet et de d’autres personnalités, qui a procédé à l’inauguration. Après un changement de place notre stand a été bien placé, et nous avons eu comme d’habitude beaucoup de contacts et de conversations intéressantes.
Sécurité routière : il faut que le message continue de passer, car malgré une baisse il y a encore trop d’accidents et d’incivilités.
Les autres journées où « Piétons 67 » a été présent sont :

  • Salle de la Bourse à Strasbourg le mercredi 11 octobre
  • À l’école Exen à Schiltigheim le dimanche 15 octobre (jour mal choisi, car la fréquentation y fut très faible)
  • Dans la salle Saint-Laurent à Bischheim le samedi 21 octobre

Michel DERCHÉ

Le Mot du Président

Amis piétons bonjour !

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, dit une chanson, c’est l’automne : donc, piétons, soyez prudents. Faudra-t-il un jour un permis pour marcher ? Quand on voit le comportement des automobilistes et celui de certains cyclistes sur les trottoirs, on peut le penser. Nous sommes piétons, et nous demandons le respect, car nous sommes les plus faibles et donc les plus vulnérables, et apparemment beaucoup de citoyens l’ignorent.
Le piéton a sa place en ville et ailleurs, alors soyons attentifs aux aménagements qui se font pour les extensions des lignes de tram et autres chantiers en ville. La ville aux piétons, ce n’est pas un rêve utopique. Tout autre chose. Notre association, pour son bon fonctionnement, a besoin d’un trésorier : qui est partant pour prendre la place ? De plus, il faudrait que nos adhérents se mobilisent davantage, car les réunions mensuelles du bureau (ouvertes à tous) à 2 personnes — toujours les mêmes — c’est dommage. Il y a tellement de choses à faire pour notre défense : je lance de nouveau un appel aux bonnes volontés.
L’année 2007 approche à grands pas : n’oubliez pas votre cotisation, elle est essentielle pour la vie de notre association.
Joyeuses fêtes de fin d’année et bonne année 2007 à toutes et à tous.

Michel DERCHÉ

Plan des temps de parcours à pied dans Strasbourg

Notre association a innové en réalisant un plan schématique indiquant les temps de parcours moyens à pied entre les principaux pôles (places, bâtiments, monuments, etc.) de la ville de Strasbourg.
Vous trouverez ce plan ci-dessous. Il est disponible au format A4 sur demande. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions sur ce document, en vue de l’améliorer.

Temps de parcours à pied dans Strasbourg

Depuis la Gare Centrale

Vers…Temps
Place Kléber15 min
Centre Halles8 min
Musée d’Art Moderne8 min
Hôtel du Département10 min

Depuis la Place de la République

Vers…Temps
Place Kléber12 min
Cathédrale10 min
Place de l’Université8 min
Centre Halles16 min
Place de Haguenau20 min
Place de Bordeaux13 min
Conseil de l’Europe25 min

Depuis la Cathédrale

Vers…Temps
Place Kléber6 min
Place de la République10 min
Place de l’Université15 min
Hôpital Civil10 min
Cité Administrative12 min
Centre Administratif C.U.S.13 min

Depuis la place de l’université

Vers…Temps
Campus Universitaire8 min
Cité Administrative10 min
Conseil de l’Europe23 min

Depuis la place de Bordeaux

Vers…Temps
Palais de la Musique et des Congrès4 min
Wacken5 min
Conseil de l’Europe18 min
Place de la République13 min

Le « Forum des déplacements » du Conseil de l’Europe le 19 octobre

Une belle journée pour les modes doux de déplacement.

Notre association y était présente, tout comme l’A.S.T.U.S., le C.A.D.R., l’A.S.P.A., la C.U.S., la C.T.S., la S.N.C.F. et la région Alsace. Le but de cette journée était d’inciter les salariés du Conseil de l’Europe à modifier leurs habitudes pour leurs déplacements domicile-travail. Ceci dans le cadre du « plan de déplacements entreprise » (P.D.E.) récemment mis en place, avec un questionnaire diffusé à 2.000 exemplaires auprès des dits salariés : 800 ont été retournés, ce qui constitue un succès, évoqué lors des discours d’inauguration.

Ce devrait être un changement de mentalité pour tous ces salariés qui y sont favorables, mais dans la vie il faut oser : comme il est dit très souvent, « impossible n’est pas français ».

La marche, c’est très bon pour la santé, personne n’oserait dire le contraire, et de plus c’est le plus ancien mode de déplacement.

Ce fut une belle journée avec beaucoup de contacts enrichissants.

Michel DERCHÉ

L’Assemblée Générale des « droits du piéton 54 » à Nancy le 30 septembre

Comme tous les ans notre association a été invitée à y participer. Dans le journal « l’Est républicain » du jour il y avait un petit encart avec une photo précisant « aujourd’hui le cheval est roi à Nancy ». Et le piéton alors ? Est-il oublié ?

Il y a peu de monde à cette assemblée générale c’est dommage, car pour la défense des piétons il faut être nombreux.

Le Président, M. Bastien, ouvre la séance, et à l’entendre les problèmes sont les mêmes à Nancy qu’à Strasbourg. Madame Béguin, membre du Conseil d’administration national des « Droits du Piéton », nous parle du « Code de la Rue », car elle fait partie du Comité de pilotage national.

Puis M. Jean-Louis Thiébert, adjoint au Maire de la Ville de Nancy, répond aux questions des personnes présentes. Vient ensuite la lecture du rapport d’activités, de celui des finances, la réélection des membres du comité, et enfin la levée de la séance par le Président Bastien.

Rendez-vous est pris pour l’Assemblée générale de 2007 en espérant plus de participants.

Michel DERCHÉ

Colloque « piétons et cyclistes : se déplacer en sécurité »

Nous avons eu le plaisir de participer à la journée régionale d’informations et d’échanges organisée le 22 novembre dernier par la Direction Régionale de l’Équipement de Lorraine dans le superbe cadre de l’ancienne Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson (entre Nancy et Metz), sur le thème qui constitue le titre ci-dessus.

La matinée fut plus particulièrement consacrée aux piétons, et l’après-midi aux cyclistes. Après un premier exposé d’un médecin d’un centre de réadaptation sur les conséquences physiques des accidents sur les usagers vulnérables, divers orateurs se sont succédé à la tribune pour présenter leurs actions respectives :

  • la Police du Land de Sarre (R.F.A.) sur l’éducation routière des enfants,
  • la ville de Charmes (Vosges) sur l’opération « Tétras blanc »,
  • la ville de Metz (Moselle) sur le challenge piétons, qui tous trois concernent l’apprentissage de la rue par les enfants,
  • la ville d’Étain (Meuse) sur des aménagements de sécurité pour les usagers vulnérables,
  • la ville de Talange (Moselle) sur « l’atelier citoyen : en route pour la vie » mis en place après un tragique accident ayant coûté la vie à 3 jeunes piétons, dont le rôle est de faire des propositions d’aménagements et d’actions de communication. À noter que la ville de Talange est un des membres fondateurs de l’association « Communes en route pour la vie ».

L’après-midi fut également présenté le « Code de la Rue » belge par un responsable de l’Institut belge pour la sécurité routière (voir article ci-dessous).

Lors des deux tables rondes clôturant chacune des demi- journées, tous se sont accordés pour affirmer qu’il fallait généraliser l’apaisement du trafic (et entre autres les zones 30) pour mieux protéger les usagers vulnérables.

Bref, une journée très instructive, sans oublier l’abondante documentation mise à la disposition de tous les participants.

Michel DERCHÉ et Gilles HUGUET

À quand un « Code de la rue » ?

Le Code de la route a été rédigé au début du 20ème siècle pour les automobilistes, à une époque où la circulation automobile était en vogue et augmentait fortement. A l’heure où l’on veut développer les moyens de transport alternatifs à l’automobile, et en particulier les « modes doux » et où l’on veut apaiser la circulation en ville, il apparaît nécessaire d’envisager un « code de la rue » qui concernerait plus particulièrement, comme son nom l’indique, le milieu urbain, et qui donnerait plus de droits aux usagers dits vulnérables que sont entre autres les piétons et les cyclistes, et en particulier les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. Un « Code de la rue » existe depuis le 1er janvier 2004 en Belgique, mais ce n’est en fait que l’amélioration de certaines règles du Code de la route concernant en particulier les piétons et les cyclistes. Il précise en préambule que « la nouvelle réglementation introduit un principe général de prudence et impose désormais une obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible : tout conducteur ne peut mettre en danger les usagers les plus vulnérables, il doit adapter sa vitesse en fonction de la présence d’usagers faibles et redoubler de prudence en présence d’usagers plus vulnérables, ou sur la voie publique où leur présence est prévisible ».
Il définit ensuite, entre autres :

  • les zones 30 aux abords des écoles,
  • les zones de rencontre,
  • les trottoirs traversants,
  • les coussins.

Il définit enfin les obligations des conducteurs, des piétons, des cyclistes, etc…

En France, un groupe de travail piloté par le Ministère des Transports et auquel participe un certain nombre d’associations (dont l’association nationale « Les droits du piéton ») est chargé depuis le printemps 2006 d’élaborer un « Code de la rue » : il comporte un comité de pilotage et un comité technique qui se réunissent régulièrement. Espérons que cette démarche très intéressante aboutira prochainement.

Les demandes des piétons

Notre association demande :

  • la généralisation des trottoirs à 1,40 m. de large, dès que c’est possible,
  • la limitation au strict minimum des trottoirs mixtes (piétons et cyclistes),
  • la généralisation des « zones 30 »,
  • l’introduction en France des « zones de rencontre » (« zones 20 ») existant en Belgique et en Suisse,ou des « cours urbaines » (« zones 7 ») existant en Allemagne et aux Pays Bas,
  • l’introduction des « trottoirs traversants »,
  • le développement des « coussins » (à l’origine berlinois).

A noter que certains de ces aménagements sont visibles à Kehl, la ville allemande voisine de Strasbourg.

Gilles HUGUET

Encore trop de piétons tués

Les statistiques les plus récentes, à moins d’un mois de la fin de l’année 2006, font état d’une baisse significative du nombre des tués sur les routes de France de 2005 à 2006, mais d’une augmentation du nombre des tués sur les routes du département du Bas-Rhin :
59 tués de janvier à novembre 2005
68 tués (soit 9 de plus) de janvier à novembre 2006.
Parmi ces derniers, on déplore 6 piétons tués en 2005, mais 9 piétons tués en 2006 (jusqu’au 11 décembre), soit 3 de plus. Parmi ces 9 piétons tués, il y en a 4 de plus de 65 ans.
Le nombre de piétons tués sur l’ensemble de l’année 2006 sera donc nettement supérieur à celui de l’année précédente : un très mauvais résultat pour les piétons, qui montre que rien n’est définitivement acquis, et que des progrès sont encore à faire en ce qui concerne les usagers vulnérables que sont en particulier les piétons.

Gilles HUGUET

Le « plan piéton » de la ville d’Illkirch-Graffenstaden

Le « Plan piéton » de la ville d’Illkirch-Graffenstaden a été inauguré par le Maire, M. Bigot, le 22 septembre dernier. « Piétons 67 », invité, y était représenté.
Il est constitué de 3 itinéraires partant du centre ville vers 3 destinations différentes pour atteindre divers quartiers, divers équipements, et la station de tram Lixenbuhl, en 15 minutes environ. Ils sont jalonnés sur le terrain par des petits panneaux, complétés de panneaux « historiques » pour valoriser le patrimoine de la ville.
Le but essentiel, bien affiché, de ce « Plan piéton » est de favoriser la marche à pied au détriment des déplacements automobiles sur de courts trajets comme ceux-ci.
Bravo à la Municipalité d’Illkirch pour cette excellente initiative !

Gilles HUGUET

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