À quand un « Code de la rue » ?

Le Code de la route a été rédigé au début du 20ème siècle pour les automobilistes, à une époque où la circulation automobile était en vogue et augmentait fortement. A l’heure où l’on veut développer les moyens de transport alternatifs à l’automobile, et en particulier les « modes doux » et où l’on veut apaiser la circulation en ville, il apparaît nécessaire d’envisager un « code de la rue » qui concernerait plus particulièrement, comme son nom l’indique, le milieu urbain, et qui donnerait plus de droits aux usagers dits vulnérables que sont entre autres les piétons et les cyclistes, et en particulier les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. Un « Code de la rue » existe depuis le 1er janvier 2004 en Belgique, mais ce n’est en fait que l’amélioration de certaines règles du Code de la route concernant en particulier les piétons et les cyclistes. Il précise en préambule que « la nouvelle réglementation introduit un principe général de prudence et impose désormais une obligation de prudence du plus fort vis-à-vis du plus faible : tout conducteur ne peut mettre en danger les usagers les plus vulnérables, il doit adapter sa vitesse en fonction de la présence d’usagers faibles et redoubler de prudence en présence d’usagers plus vulnérables, ou sur la voie publique où leur présence est prévisible ».
Il définit ensuite, entre autres :

  • les zones 30 aux abords des écoles,
  • les zones de rencontre,
  • les trottoirs traversants,
  • les coussins.

Il définit enfin les obligations des conducteurs, des piétons, des cyclistes, etc…

En France, un groupe de travail piloté par le Ministère des Transports et auquel participe un certain nombre d’associations (dont l’association nationale « Les droits du piéton ») est chargé depuis le printemps 2006 d’élaborer un « Code de la rue » : il comporte un comité de pilotage et un comité technique qui se réunissent régulièrement. Espérons que cette démarche très intéressante aboutira prochainement.

Les demandes des piétons

Notre association demande :

  • la généralisation des trottoirs à 1,40 m. de large, dès que c’est possible,
  • la limitation au strict minimum des trottoirs mixtes (piétons et cyclistes),
  • la généralisation des « zones 30 »,
  • l’introduction en France des « zones de rencontre » (« zones 20 ») existant en Belgique et en Suisse,ou des « cours urbaines » (« zones 7 ») existant en Allemagne et aux Pays Bas,
  • l’introduction des « trottoirs traversants »,
  • le développement des « coussins » (à l’origine berlinois).

A noter que certains de ces aménagements sont visibles à Kehl, la ville allemande voisine de Strasbourg.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut