Il est évident que la voiture est beaucoup trop envahissante en ville et qu’il faut réduire la place qu’elle occupe actuellement, d’ailleurs en partie de façon illégale.
Il convient donc à notre avis:
- de favoriser les modes doux de déplacements, à savoir la marche à pied et le vélo
- d’inciter les automobilistes à utiliser beaucoup plus les parkings relais (certains sont à moitié vides …) pour prendre les transports en commun en direction du centre ville
- de généraliser les « zones 30 », qui sont des espaces conviviaux
- de développer le covoiturage et l’autopartage, vu le nombre de voitures qui circulent avec un unique occupant (conductrice ou conducteur)
- de développer les plans de déplacement d’entreprises qui ont pour but principal une meilleure organisation des déplacements domicile-travail de leur personnel
(il existe un « pass entreprise » à la S.N.C.F., pourquoi pas à la C.T.S. ?)
On peut également penser que dans un avenir proche les parkings du centre ville seront réservés uniquement aux résidents qui y auront accès avec un badge.
Limiter la place de la voiture en ville sera un changement d’attitude difficile au début, mais qui évoluera ensuite dans le bon sens. Il faudra — c’est une chose très importante — que les administrations, les commerçants et en particulier les restaurateurs jouent le jeu.
« En ville sans ma voiture » n’est pas la mort du centre ville, mais c’est recréer un espace où il fait bon vivre et respirer.
Parlons maintenant du stationnement
Si la ville, ou du moins le centre ville et les quartiers proches, offre officiellement « n » places de stationnement aux véhicules à 4 roues, alors qu’il en stationne en permanence « 2n », cela signifie évidemment qu’il y en a autant en stationnement irrégulier, voire sauvage — sur les trottoirs en particulier — qu’il y en a en stationnement régulier. Et ce sont bien sûr les piétons qui font les frais de ce stationnement sur trottoirs qui est beaucoup trop timidement verbalisé.
Le risque pour un automobiliste d’être verbalisé sur un trottoir est si faible qu’il se permet de stationner ainsi en toute impunité 9 fois sur 10, le paiement de la contravention de la 10ème fois étant considéré par lui comme lui donnant le droit de stationner 10 fois n’importe comment. Ce n’est vraiment pas satisfaisant …
La solution passe par une verbalisation systématique de tous les véhicules en stationnement irrégulier ou sauvage sur les trottoirs, et dans les cas les plus flagrants par la mise en place de plots, potelets ou autres obstacles empêchant physiquement les véhicules de monter sur les trottoirs.
Parlons aussi des cyclistes sur les trottoirs
Le Code de la Route précise que seuls les cyclistes de moins de 8 ans ont le droit de rouler sur les trottoirs. Cette règle semble largement oubliée …
Bien sûr, il existe deux cas d’exception de taille. Les cyclistes peuvent rouler sur les trottoirs lorsque des bandes cyclables y sont matérialisées, et par ailleurs ils sont en général tolérés dans les zones piétonnes. Encore faut-il qu’ils modèrent leur vitesse pour ne pas gêner les piétons … ce qu’ils oublient souvent de faire. C’est pourquoi nous demandons que les pistes cyclables sur les trottoirs soient remplacées chaque fois que cela est possible par des bandes cyclables sur la chaussée. Par ailleurs, les rollers, les trottinettes et autres « O.R.N.I. » (objets roulants non identifiés) sont considérés comme des piétons dans le Code de la Route, donc ils utilisent légalement les trottoirs. Quelle erreur ! Quand les assimilera-t- on à des cyclistes, vu les vitesses qu’ils pratiquent ?
Parlons pour finir de la Place du Château
Un autre point nous tient particulièrement à cœur. La place du Château, située dans un lieu prestigieux, entre la cathédrale et le Palais des Rohan, est en son centre, et en partie tout autour, un parc de stationnement, ce qui a notre avis tient du scandale : n’est-on pas là en pleine zone piétonne centrale historique de Strasbourg ? Les municipalités successives, y compris l’actuelle, ont toutes voulu supprimer ce parc de stationnement et rendre cet espace aux piétons, mais ils se sont apparemment heurtés à l’opposition farouche de quelques commerçants proches et de quelques enseignants du lycée proche qui occupent — je dirais squattent — ce parking. Lorsque l’on sait à quel point les pierres de la cathédrale souffrent de la pollution automobile, on en conclut que l’on devrait faire payer à ces personnes les frais de ravalement de la cathédrale.
Pour être plus réaliste, nous demandons à la Municipalité de procéder dès que possible à la transformation de cette place en place piétonne : quel plaisir ce serait alors pour tous — Strasbourgeois et touristes — de contempler tranquillement et dans un tel cadre les prestigieux monuments qui s’y trouvent. (les voitures en question peuvent sans problème aller stationner dans les parkings d’Austerlitz ou des Bateliers)
