Première « Ville marchable de France »

Telle est l’un des enseignements du « Baromètre des villes marchables » lancé par le Collectif « Place aux piétons » constitué par « 60 MILLIONS DE PIÉTONS » (et donc nous-mêmes), « RUE DE L’AVENIR » et la Fédération française de la randonnée pédestre, en partenariat notamment avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) et le CEREMA (Centre d’Études sur les Risques, l’Environnement, la Mobilité et l’Aménagement).
Quelque 68 000 personnes, ont répondu au questionnaire proposé. On a donc pu recueillir une masse de données fiables et inédites sur la marche en milieu urbain.

Les conclusions de cette étude sont claires : l’enjeu du développement de la marche est capital en matière de santé, de sécurité, d’urbanité, de convivialité et même de lutte contre le bouleversement climatique. Cependant tout reste à faire pour améliorer la « marchabilité » de nos villes, c’est-à-dire pour y faciliter la marche à pied !

Dans la notation générale de 1 à 20 attribuée aux quelque 200 villes évaluées, Strasbourg se situe en tête, mais son score médiocre (tout juste 10/20) évoque la sentence « dans le royaume des aveugles, les borgnes sont rois ». Les villes méridionales (notamment Marseille) sont en queue du peloton, avec des notations voisines de 5/20. Les Assises Nationales de la Marche en Ville, qui se sont tenues à Marseille le 17 Septembre, vont-elles faire marcher les Marseillais ?
LES PRINCIPALES CRITIQUES émises par les piétons portent sur le manque d’intérêt porté par les autorités municipales à leur égard, sur l’absence de sécurité des déplacements pédestres, sur les conflits entre piétons, conducteurs d’engins motorisés, cyclistes … On regrette en particulier que les cyclistes soient parfois contraints de circuler sur les trottoirs.
Mais les critiques sont aussi constructives, car cinq PROPOSITIONS ont été présentées pour améliorer l’usage de la marche. On les cite par ordre d’importance, leur classement ayant été obtenu suite à la sélection par chaque piéton de trois priorités parmi 15 réponses possibles :

  1. Trottoirs plus larges, bien entretenus, sécurisés et sans obstacles (poteaux, poubelles, panneaux, terrasses, étalages…)
  2. Réserver les trottoirs aux déplacements à pied;
  3. Verbaliser d’avantage le stationnement des véhicules motorisés sur les passages piétons et les trottoirs;
  4. Modérer la vitesse des véhicules automobiles sur les lieux fréquentés par les piétons;
  5. Constituer un réseau complet de cheminements piétons, et traiter les points noirs et les coupures urbaines.

Cette étude devrait conforter chaque piéton, chaque piéton vulnérable du fait soit de sa prime jeunesse, soit de sa vieillesse, soit de son handicap, dans sa volonté de faire respecter ses droits les plus élémentaires, c’est-à-dire se déplacer dans de bonnes conditions de sécurité, de santé et même d’agrément.
Comparé à certains automobilistes, trotinettistes et même cyclistes, le piéton est vraiment peu violent. Que dirait-on s’il admonestait avec véhémence les automobilistes ou deux roues imprudents, s’il se promenait sur les files de circulation des avenues, s’il pique-niquait sur les parkings, et s’il traversait systématiquement en dehors des passages piétons …?

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