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Pour le piéton, la coupe est pleine, et la COVID l’a fait déborder en 2020. Va-t-elle se briser en 2021 ?
En 2021, à Strasbourg et ailleurs, moins de monde dans certaines rues, plus dans d’autres; files d’attente devant les écoles et certains magasins, rideaux baissés devant d’autres; piétons souvent masqués et distanciés, parfois non protégés et amassés les uns sur les autres …

Une voiture stationnée à 90% sur le trottoir

Mais, qu’ils soient précautionneux et vigilants ou décontractés et désinvoltes, les piétons sont les premières victimes de la pandémie. Ils le sont davantage que les automobilistes, isolés dans leur habitacle, et même que les cyclistes, qui ont pu bénéficier de quelques « coronapistes » . Non seulement presque rien n’a été fait pour eux, mais encore leur espace s’est trouvé restreint par l’augmentation de la présence automobile, consécutive à la fréquentation en baisse des bus et des trams, et au laxisme croissant des autorités à l’égard des infractions des conducteurs d’engins motorisés.
Nous espérions que notre ville et notre métropole, animées par des convictions écologiques, s’attacheraient à défendre davantage et même à favoriser les mobilités douces. Mais, du moins jusqu’à présent, cette politique écologique est peu visible. Ainsi, pendant qu’un élu de quartier courageux faisait procéder à des verbalisations, un autre élu, référent de quartier, a cru bon de proclamer : « nous sommes de gauche, nous ne verbalisons pas ». Une telle impunité, une telle absence de répression n’est pas seulement stupide mais aussi démagogique. Elle est également dangereuse et potentiellement meurtrière. Elle force le piéton à choisir entre deux risques : celui d’affronter la circulation motorisée en se déportant sur la chaussée ou celui de contrevenir à la distanciation en côtoyant ou croisant de trop près un piéton non précautionneux. Parfois, il n’a même pas le choix s’il se déplace en fauteuil roulant ou pousse une voiture d’enfant.
Plus que jamais, il faut lutter contre le stationnement sauvage, il faut appliquer le Code de la route, il faut ménager la largeur minimum recommandée (1,40 mètre) pour le trottoir.
La Municipalité Verte sait que « l’ère de la bagnole triomphante » est révolue. Nos élus s’impliquent pour le respect des règles de distanciation. Ils annoncent aussi des mesures de restriction de la présence et de la vitesse automobile dans le centre de Strasbourg. Alors, pourquoi ce laxisme à l’égard de ceux qui se fichent de la loi et utilisent comme parkings les trottoirs ?

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