Communiqué adressé aux DNA le 22 janvier au sujet du stationnement sauvage des véhicules sur les trottoirs

L’association Piétons 67 communique :

 » Les habitants de la rue de Wangenbourg, à Strasbourg- Cronenbourg, se sont étonnés de recevoir récemment, et à plusieurs reprises, des avis de contraventions pour stationnement de leurs véhicules sur les trottoirs de leur rue, suite à plusieurs plaintes de personnes à mobilité réduite.
Sans doute ignoraient-ils qu’un tel stationnement est interdit, en application du Code de la route. De surcroît, ces automobilistes avaient été avertis en amont par l’intermédiaire des agents de la Direction de territoire par des cartons distribués sur leur parebrise.
Mais le laxisme des pouvoirs publics dans ce domaine, depuis fort longtemps, laissait sans doute croire à certains qu’il s’agissait là d’un canular de quartier, d’une infox, d’une information fallacieuse, et pensaient que ce type de stationnement était « toléré » voire autorisé. Il n’en est rien.

L’association Piétons 67, qui défend tous les usagers se déplaçant à pied, quels qu’ils soient : adultes valides ou pas, avec valises, avec poussettes d’enfants, enfants, personnes âgées, personnes non voyantes, personnes en fauteuil roulant, etc. … , demande :

  • à tous les automobilistes de respecter les piétons et l’ensemble des personnes à mobilité réduite, en ne stationnant pas sur les trottoirs, qui sont leur domaine;
  • aux forces de l’ordre (en particulier la Police nationale, et la Police municipale dans les communes qui en sont dotées) de verbaliser tous les contrevenants.

Mais bien sûr il convient également de se préoccuper du stationnement des véhicules concernés. De très nombreuses rues de desserte de l’agglomération strasbourgeoises sont en effet envahies de véhicules en stationnement sauvage sur les trottoirs. Il faut donc étudier, rue par rue, l’aménagement possible : zone 30 avec des trottoirs d’au moins 1,40 mètre de large ou zone de rencontre, avec marquage des places de stationnement autorisées.

Il s’agit également d’encourager des utilisateurs occasionnels de leur voiture de se tourner vers l’autopartage, une solution où Strasbourg est pionnière grâce à Citiz. Une voiture d’autopartage libère en moyenne 9 places de stationnement.

Ces types de mesure permettront à terme d’offrir de l’espace aux piétons et en particulier aux personnes à mobilité réduite, comme le prescrit le Code de la route.

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