2009

Numéro 19 – Juin 2009

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Édito

Amis piétons bonjour,

Pour le moment l’année 2009 se présente assez bien : alors qu’il y avait eu 5 piétons tués sur les routes du Bas-Rhin en 2008, il n’y en a eu aucun durant les 5 premiers mois de l’année, c’est-à-dire du 1er janvier au 31 mai 2009. Pourvu que cela dure !
Il nous faut quand-même rester prudent, car le danger est toujours présent, autant sur les trottoirs qu’en traversant la rue ou la route. Avec la Ligue contre la Violence routière nous continuons à mener campagne sur les dangers de la route et de la rue. Il faut sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge : rouge j’attends, vert je traverse avec prudence, donc je regarde bien la couleur du « petit bonhomme ».
Les vacances d’été approchent à grands pas : attention aux incivilités qui nous guettent toute l’année… y compris pendant les vacances.
Bon été à toutes et à tous

Michel DERCHÉ

Notre recours au sujet des « trottoirs mixtes »

Notre premier recours a été rejeté par le Tribunal Administratif, pour la raison qu’on ne peut pas contester un arrêté municipal plus de 6 mois après sa signature. Comme les réalisations sur le terrain ont été effectuées beaucoup plus tard que dans les 6 mois, ces arrêtés sont de fait quasiment « incontestables ».

Notre avocat nous a donc proposé de lancer un autre recours consistant à contester les panneaux mis en place pour signaler les « trottoirs mixtes », et ce après photographies des panneaux en question par un huissier.
Cette procédure démarre maintenant.

Mais il y a déjà une avancée : la ville de Strasbourg vient d’écrire dans un document relatif au groupe de travail sur le Code de la Rue la phrase : « le trottoir mixte est non réglementaire en France, mais souvent réalisé ».

Nous n’irons pas jusqu’à dire « faute avouée est à moitié pardonnée », mais c’est là à notre avis une demi-victoire.

Gilles HUGUET

Le « Code de la Rue » en Suisse

Le 19 mai 2009, le SIRAC (Service d’Information et de Régulation Automatique de la Circulation de la CUS) a organisé sous la conduite d’Alain Jund et d’Olivier Bitz, Adjoints au Maire de Strasbourg, une visite en Suisse pour voir les aménagements qui ont été réalisés pour la sécurité des piétons et des cyclistes (zones 30 et zones de rencontre). Nous étions une quarantaine de personnes, dont Michel Derché et Gilles Huguet pour notre association. Tôt le matin nous sommes partis en direction de Berthoud (Burgdorf), puis Berne et enfin Bienne (Biel), avec au rendez vous un beau soleil pour agrémenter la journée. Nous avons tous été très impressionnés par les réalisations qui doivent contribuer au respect du plus faible par le plus fort. Nous avions dans chaque ville un accompagnateur suisse qui nous a très bien renseigné sur les aménagements ainsi que sur la concertation avec les habitants des différents quartiers concernés.

Nous avons vu successivement :

  • à Berthoud, la première zone de rencontre de Suisse, réalisée à proximité de la gare, signalée par de grands totems jaunes, mais avec peu d’aménagements physiques
  • à Berne, la rue centrale de la vieille ville classée en zone de rencontre, très proche d’une zone piétonne, ainsi qu’une zone de rencontre constituée par plusieurs rues étroites, avec des chicanes, dans un quartier résidentiel
  • à Köniz, en banlieue de Berne, une zone 30 sur une voie principale avec une ligne de tramway sur la chaussée, c’est-à-dire pas en site propre
  • à Bienne, la grande place centrale aménagée en zone de rencontre, ce qui surprend, mais se passe très bien, la circulation, relativement importante, y étant très apaisée

Les zones de rencontre fonctionnent à merveille, les piétons et les cyclistes s’y déplacent en toute sécurité. On parle souvent du « modèle suisse » : nous avons vu que tout est possible avec de la volonté, de l’argent… et la mentalité suisse.
La journée s’est donc très bien passée, dans une bonne ambiance. Nous en sommes revenus avec plein d’idées dans la tête, à réaliser à Strasbourg et dans les communes de la C.U.S..
Un grand merci à M. Laugel, Directeur du SIRAC, organisateur de cette journée.

Michel DERCHÉ et Gilles HUGUET

Nos propositions de zones 30 et de zones de rencontre

Par courrier en date du 8 avril 2009, « Piétons 67 » a adressé à la ville de Strasbourg ses propositions de création de zones 30 et de zones de rencontre.
Ont été suggérées entre autres :

  • des zones 30 dans tous les quartiers, délimitées par les grands axes qui demeureraient limités à 50 km/h., ce qui revient à procéder à une « hiérarchisation des voies ». La Municipalité vient de réaliser une telle étude, ce qui constitue une avancée importante.
  • des zones de rencontre dans diverses rues des quartiers centre ville, gare, Krutenau, Neudorf, Neuhof, Montagne Verte : liste bien sûr non limitative.

Nos adhérents et nos lecteurs peuvent nous faire part de leurs idées ou propositions à ce sujet.

P.S. Les premières zones de rencontre prévues actuellement par la Municipalité de Strasbourg sont à notre connaissance la rue des Charpentiers au centre ville et la rue de l’Ancienne École à Neudorf.

Place du château

Nous la demandions depuis longtemps piétonne : ça y est, la piétonnisation y arrive à grands pas. En effet, depuis quelque temps, on en parle beaucoup dans la presse locale : le Maire de Strasbourg a pris la décision de piétonniser cette place « au plus tard à la fin de l’année ». Une très bonne nouvelle pour les piétons et aussi pour la cathédrale, dont la pierre de grès et les vitraux souffrent de la pollution automobile. Nous sommes donc surpris de la réaction des paroissiens qui craignent que cette mesure ne transforme la place du Château en «champ de foire » (DNA du 20 mai 2009).

Michel DERCHÉ

Rue d’Austerlitz

Elle est enfin piétonne, c’est-à-dire sans cyclistes, du moins officiellement. La rue des Bœufs qui lui est parallèle comporte maintenant une belle piste cyclable dans les deux sens, qui doit attirer les cyclistes. Il n’y a donc plus aucune raison que les cyclistes empruntent la rue d’Austerlitz et y provoquent des conflits avec les piétons, qui rappelons-le sont les usagers les plus vulnérables.
Y marcher et y flâner en toute sécurité doit y être possible.

Gilles HUGUET

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